le photographe Louis Canadas revisits la France de la Grande Boucle

Pair

Posted aujourd’hui at 06h00

C’est ainsi tous les mois de juillet depuis 1903. Le Tour de France s’en revient sur nos routes et ses cyclistes fous prennent un malin plaisir à nous écraser les arpions sur nos pas-de-porte. Peloton passing in tornade dans des bruits de roulement à billes et de dérailleur, échappée déboulant avec le diable aux fesses, sprinteurs louvoyant vers la ligne d’arrivée comme une bande d’ivrognes en bordée, coureur solitaire ahanant dans la pente, trainards abandonnés en Chemin comme des soldats blessés, condemned to the humiliation of the voiture-balai.

Et puis des couleurs de maillot, du vif, qui se voit de loin. Du rouge écarlate, du bleu pétant, du vert pomme, de l’orange clinquant. Et du jaune, bien sûr, la teinte la plus prize. Autant d’images qui sentent l’été, la liesse populaire, les vacances, le pastis, les tables de camping et, au-delà, la joie.

La joie, oui. Celle de se retrouver agglutinés dans les fossés, écrevisses en plein soleil, à hurler: « Les v’là ! » Celle d’applaudir le dernier comme le premier, saluant ainsi l’essence du sport, l’effort. Celle aussi, a rien franchouillarde, de se montrer au monde entier sous son meilleur jour de him, en veritable pays de cocagne. Car la France du Tour est belle à ravir, même s’il y aura toujours quelque chose du voyage Potemkine dans cette succession de cartes postales que la télévision nationale envoie au monde entier.

A Tour nous manque et tout est dépeuplé

Temps des moissons et des bouquets, le mois de juillet, donc. Jusqu’alors, il n’y avait eu que les deux guerres mondiales pour empêcher ce grand circus. Il avait fallu remiser les velos between 1915 and 1918 and les raccrocher encore between 1940 and 1946. A biclou ne pèse pas lourd face a char d’assaut, a platoon s’écrase devant une armée.

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Et, sur une planète à feu et à sang, ce qu’on appelle avec emphase les «drames» du Tour de France – crevaison, chute, fringale, bronchite, gastro-enterite, furoncles or urine frelatée aux produits dopants – ne peuvent apparaître que pour ce qu’ils sont: des figures de style, gonflées à la pompe à vélo. Au rancart, la légende des cycles, chère à Antoine Blondin, ou les forçats de la route, magnified by Albert Londres, quand le pays est à feu et à sang.

One war, on understanding. On s’incline. On fait avec, ou plutôt on fait sans, la kermesse juilettiste s’entend. More than a microscopic virus, around like a moyeu, than a Covid, dossard 19, comes to disturb the grand barnum du Tour, ça, on n’aurait jamais cru. Pourtant, in 2020, le Tour de France a dû être I reported au mois de septembre pour cause de mortelle pandémie. Mesure sanitaire, éminemment comprehensible, indispensable même. Mais un mois de juillet sans Tour, ça fait un vide. Pas de Grande Boucle et on tourne en rond.

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